L’Escalade : les 5 choses qui font de cette fête l’une des préférées des Genevois

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Fête de l'Escalade
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Mère Royaume
Cortège de l'Escalade
marmite de l'Escalade
Course de la marmite

Pour se moquer des Savoyards ou pour commémorer la victoire, les Genevois ont pour habitude de faire du 12 décembre un jour de fête. De 1602 à nos jours, comment cette date est parvenue à se maintenir sur le podium des fêtes préférées des Genevois ?

L’escalade, en 3 phrases :

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, les troupes du duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er tentent d’escalader les murailles de Genève, ville protestante,  pour ainsi récupérer la capitale et y réintroduire la foi catholique. À 02h30, l’alarme retentit et tous les citoyens se lèvent pour combattre les Savoyards. L’artillerie Genevoise s’active et parvient à se débarrasser des ennemis.


Les traditions que l’on adore :

1. La briser en 1000 morceaux

Qui n’a jamais entendu parler de la Mère Royaume ?
Cette sexagénaire aurait, selon la légende, « coiffé un Savoyard » en envoyant sa marmite de soupe par la fenêtre. Depuis, en son honneur, les Genevois achètent des marmites en chocolat garnies de légumes en massepain et de bonbons emballés aux couleurs du canton. Jusqu’en 2019, ces sucreries étaient accompagnées de pétards qui furent supprimés dans certaines surfaces en raison des traces de composés chimiques contenus dans les produits. La meilleure partie arrive… la tradition veut que le benjamin et le doyen du groupe s’attrapent les mains au-dessus de la marmite et d’un geste vif la brisent en 1000 morceaux en clamant : « Et qu’ainsi périssent les ennemis de la République ! ». *Et c’est ainsi que périrent les ennemis de la République (le doute persiste).

2. 5 (fruits et) légumes

On vous avait dit que les Genevois adoraient leur Mère Royaume !
En souvenir de la vielle dame courageuse, les foyers et les écoles préparent « la soupe de l’Escalade » composée de divers légumes. Aucune recette officielle n’a été enregistrée, mais celle-ci se compose habituellement de carottes, navets, choux, oignons, poireaux et pommes de terre. Ce sont les mêmes éléments que nous retrouvons sous forme de massepain dans la marmite. Dans certains établissements scolaires, il est demandé à chaque enfant d’apporter de la maison un légume pour le déposer dans la soupe qui, en fin de cuisson, sera généreusement offerte à l’assemblée.

3. Chanter en yaourt

Tout bon Genevois a appris à l’école 3 chansons phares : « Cé qu’è lainô », « Ah ! La belle Escalade » et le « Picoulet ». Ces trois refrains sont chéris/détestés des Genevois, car c’est sur ces mélodies que les enfants déguisés vont chanter aux portes pour récolter sous et bonbons !

Connue de tous, « Ah ! La belle Escalade » a été composée en 1793 sur l’air d’un chant révolutionnaire français (la Carmagnole). Cette chanson au rythme entrainant honore « La gloire de nos chers aïeux » en résumant l’histoire de l’attaque survenue le 12 décembre 1602.

« Cé qu’è lainô », c’est la chanson que tout le monde adore, mais que personne ne comprend. Composé quelques jours après la victoire Genevoise, ce chant est rédigé en patois franco-provençal et la mélodie nous rappelle l’hymne national « God save the Queen ». Un aperçu :

I son vegnu le doze de dessanbro,
Pè onna nai asse naire que d’ancro ;
Y étivé l’an mil si san et dou,
Qu’i veniron parla ou pou troi tou.

« Le Picoulet » est une ronde chantée lors de la Fête nationale, des célébrations saisonnières, des fêtes d’écoles et à l’issue du cortège de l’Escalade. Les participants marchent en cercle en se tenant les mains, tout en mettant en avant la partie du corps citée : Picoulet du doigt, du doigt…
  

4. C’est bon mais c’est long

Chaque année, le Grand cortège historique de l’Escalade parade sur 7 km dans la vieille ville de Genève accompagné de fifres et tambours, d’un drapeau, de chevaux, d'armes et de plus de 2000 participants costumés. La cérémonie qui est retransmise en direct à la télévision dure 3h et s’arrête à cinq reprises pour laisser place aux discours de proclamation. Le tout se termine par un grand feu de joie. Cette animation attirant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs ferait de l'Escalade la plus importante reconstitution historique d'Europe. 

Les festivités se déroulant sur tout un week-end se composent également d’un Cortège en hommage aux victimes et d’un défilé aux lampions. 

Nota bene : En 2021, les célébrations du 10 au 12 décembre sont annulées.

Les étudiants du secondaire, eux, ont coutume de défiler d’un point à l’autre de la ville en libérant les écoles sur leur passage. Les élèves déguisés défilent précédés par des chars à musique et ont pour habitude de jeter mousse à raser et œufs sur leurs camarades.

5. Payer pour se les geler

Qu’ils sont fous ces Genevois !
Au début du mois de décembre, les Genevois ont pour habitude de participer à la Course de l’Escalade. Hommes, femmes et coureurs d’élite ont la possibilité de parcourir entre 4,832 km et 7,323 km en petites foulées ou de participer à la « Walking » qui s'étend sur près de 9 km. Les enfants ont également leur course qui varie entre 1,360 km et 4,832 km selon l’âge. Grands farceurs, les Genevois ont inventé l’épreuve de « la marmite ». Depuis l’édition 1991, les participants dégainent leur déguisement le plus fou : dinosaures, pompiers, Blanche Neige, Toblerone et autres originalités se défient sur la piste. Et pour les non-sportifs : animations, concerts, stands, marrons grillés et vin chaud attendent dans le Village.

course de la marmite


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Créé le 10.12.2021 par Marlène

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