Les citadins sont-ils des ploucs ? La nouvelle chronique de Marina Rollman sur RTS

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S'épanouit-on davantage en ville, là où l'offre culturelle est vaste, ou en campagne, où elle est, au contraire, limitée ?

Son génie humoristique étant trop grand pour l'étroit territoire helvète, Marina Rollman exile son talent chez nos voisins transalpins. Alors quand elle est de retour dans nos contrées, forcément, on savoure ses jeux d'esprit.

Le 10 février, elle nous a parlé du public de la campagne, opposé à celui des villes. S'il n'y a pas d'humour sans caricature, il n'empêche que son oeil perçoit là où l'esprit se confond.

Alors qu'on croit communément pouvoir davantage s'élever culturellement en ville, là où les propositions sont florissantes, c'est en réalité en campagne qu'on profite le mieux de la diversité de l'offre culturelle. Moins de choix égale obligation de s'ouvrir l'esprit et donc de se confronter à la différence.

La ville, c'est un peu comme notre mur Facebook, on ne clique que sur ce qui nous intéresse, ce qui nous est familier, ce qu'on maîtrise déjà. La fameuse bulle de filtres ! Bref, ce n'est pas parce qu'on est voisin avec quelqu'un qu'on le connaît bien.

Marina Rollman pour les Beaux-Parleurs, RTS, dimanche 10 février 2019. 

Créé le 12.02.2019 par Loris
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