Gryphon Trio - Schumann, Wijeratne, Schubert

CONCERTS - Concerts Musique Classique & Opéra
Gryphon Trio
Le 29.10.2019

Un des meilleurs trios d'Amérique du Nord en tournée en Europe - Et de passage à Neuchâtel...!

C’est à un programme magnifique que le Gryphon Trio - très probablement un des meilleurs ensembles du genre en Amérique du Nord - convie les mélomanes dans la superbe acoustique du Temple de Corcelles.

 

Composé en 1846, quelques mois après la naissance de leur quatrième enfant (Clara et Robert en auront huit), le très beau trio de Clara Schumann a très probablement poussé Robert Schumann à lui-même écrire pour cette formation dès l’année suivante.. 

 

Dédié au Gryphon trio en 2013, Love Triangle du compositeur canadien d’origine sri lankaise Dinuk Wijeratne est la rencontre de plusieurs cultures. En s’inspirant de mélodies du Moyen-Orient, de rythmes empruntés à l’Inde, et du sens de la structure du classique, Wijeratne propose une superbe pièce « hors du temps »…

 

Sommet du programme, le second trio en si bémol majeur de Franz Schubert. Comparant les deux trios de Schubert en 1836, Robert Schumann décrit celui en mi bémol comme « plus dynamique, viril et dramatique » que son compagnon, « passif, lyrique et féminin ». Même si l’on passe outre ces clichés sexistes, il est difficile de voir sur quoi repose la remarque de Schumann. Le fait est que, aujourd’hui encore, le deuxième trio est souvent, et très injustement, placé dans l’ombre du premier, que ce soit par les mélomanes ou même certains interprètes. En réalité, le trio en si bémol est une des plus formidables oeuvres du répertoire, tant la passion tout intérieure que Schubert lui a conférée amène dans des mondes que seuls quelques rares compositeurs nous permettent de découvrir.​

Le caractère brusque, fortement rythmique des mesures introductives, avec leurs contrastes forte et piano marqués, évoque Beethoven. Mais, alors que ce dernier aurait certainement exploité le potentiel dynamique de ce thème initial, Schubert le relègue dans un rôle subalterne. Il bâtit en revanche largement ce mouve­ment sur un motif entendu pour la première fois au violoncelle aux mesures 15 et 16 et, après avoir fait mystérieusement passer la tonalité en un si mineur étrange et éloigné, sur un thème discrètement insistant en notes doucement répétées. Lorsqu’arrive enfin la dominante traditionnelle, si bémol, une charmante allusion est faite au lied Sei mir gegrüsst avant un «second sujet» alangui et nostalgique basé sur le motif du violoncelle. Comme hypnotisé par ce thème, Schubert le déploie en de vastes progressions lyriques au cours du développement, qui privilégie de superbes contrastes de couleurs et d’harmonie et un sentiment d’espace infini plutôt qu’une activité dynamique combative à la Beethoven. La réexposition, comme si souvent chez Schubert, a des contours pleins et réguliers. Mais la coda, glissant immédiatement de mi bémol majeur à mi bémol mineur, jette un nouvel éclairage harmonique sur le thème en notes répétées avant que le thème principal ne soit repris ff avec une vigoureuse expansion en marche harmonique qui rappelle brièvement les procédés chers à Beethoven. Enfin, dans une conclusion spirituelle et désinvolte, le dernier mot revient aux notes doucement répétées.

Age conseillé
Adolescents, Adultes, Seniors
Durée
90 minutes
De
SocMus
Réalisation
Société de Musique de Neuchâtel
Avec
« Gryphon Trio » ​ Annalle Patipatanakoon, violon Roman Borys, violoncelle James Parker, piano
mar. 29 oct. 2019
20:00

« Gryphon Trio » - Schumann, Wijeratne, Schubert - Temple

Rue de la Cure
2035 Corcelles

Voir le programme complet

Détails

C’est à un programme magnifique que le Gryphon Trio - très probablement un des meilleurs ensembles du genre en Amérique du Nord - convie les mélomanes dans la superbe acoustique du Temple de Corcelles.

 

Composé en 1846, quelques mois après la naissance de leur quatrième enfant (Clara et Robert en auront huit), le très beau trio de Clara Schumann a très probablement poussé Robert Schumann à lui-même écrire pour cette formation dès l’année suivante.. 

 

Dédié au Gryphon trio en 2013, Love Triangle du compositeur canadien d’origine sri lankaise Dinuk Wijeratne est la rencontre de plusieurs cultures. En s’inspirant de mélodies du Moyen-Orient, de rythmes empruntés à l’Inde, et du sens de la structure du classique, Wijeratne propose une superbe pièce « hors du temps »…

 

Sommet du programme, le second trio en si bémol majeur de Franz Schubert. Comparant les deux trios de Schubert en 1836, Robert Schumann décrit celui en mi bémol comme « plus dynamique, viril et dramatique » que son compagnon, « passif, lyrique et féminin ». Même si l’on passe outre ces clichés sexistes, il est difficile de voir sur quoi repose la remarque de Schumann. Le fait est que, aujourd’hui encore, le deuxième trio est souvent, et très injustement, placé dans l’ombre du premier, que ce soit par les mélomanes ou même certains interprètes. En réalité, le trio en si bémol est une des plus formidables oeuvres du répertoire, tant la passion tout intérieure que Schubert lui a conférée amène dans des mondes que seuls quelques rares compositeurs nous permettent de découvrir.

Le caractère brusque, fortement rythmique des mesures introductives, avec leurs contrastes forte et piano marqués, évoque Beethoven. Mais, alors que ce dernier aurait certainement exploité le potentiel dynamique de ce thème initial, Schubert le relègue dans un rôle subalterne. Il bâtit en revanche largement ce mouve­ment sur un motif entendu pour la première fois au violoncelle aux mesures 15 et 16 et, après avoir fait mystérieusement passer la tonalité en un si mineur étrange et éloigné, sur un thème discrètement insistant en notes doucement répétées. Lorsqu’arrive enfin la dominante traditionnelle, si bémol, une charmante allusion est faite au lied Sei mir gegrüsst avant un «second sujet» alangui et nostalgique basé sur le motif du violoncelle. Comme hypnotisé par ce thème, Schubert le déploie en de vastes progressions lyriques au cours du développement, qui privilégie de superbes contrastes de couleurs et d’harmonie et un sentiment d’espace infini plutôt qu’une activité dynamique combative à la Beethoven. La réexposition, comme si souvent chez Schubert, a des contours pleins et réguliers. Mais la coda, glissant immédiatement de mi bémol majeur à mi bémol mineur, jette un nouvel éclairage harmonique sur le thème en notes répétées avant que le thème principal ne soit repris ff avec une vigoureuse expansion en marche harmonique qui rappelle brièvement les procédés chers à Beethoven. Enfin, dans une conclusion spirituelle et désinvolte, le dernier mot revient aux notes doucement répétées.

Tarifs

Tarif normal > CHF 30.-

Membres SocMus, Collégiale, ESN, AVS, chômeurs > CHF 20.-

Etudiants > CHF 10.-

0 - 18 ans > entrée libre

​N.B. en tarif normal, la 2ème place vous sera facturée CHF 10.- !!!


Horaires
20h00
Contact / Réservation
Réservation conseillée
socmus@bluewin.ch
http://www.socmus.ch
Concert déplacé au Temple de Corcelles, Cure, 2035 Corcelles

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