Une beauté tranchante et singulière

" Portrait huppé "
Manifestation terminée

Sur la frontière inconfortable entre ordre et chaos comme entre raison et déraison, une position que le peintre s concrétisée dès ses jeunes années par son choix de vivre dans un pays qui n'est pas le sien. Reste la part de l'indicible.

Plus que jamais enfin, la beauté s’invite par-dessus la gravité et la tension profondes. Une beauté tranchante et singulière par-dessus le malaise existentiel, la menace sourde, la barbarie extérieure. Une beauté puissant et orpheline dans le mode d’aujourd’hui, mais portée par ses amours de picturales mêlant Velasquez, Goya, ou Tapiès. « La nature ne se prive pas de la beauté, pourquoi les peintres devraient-ils y renoncer ? Mais elle est dangereuse: il ne faut  jamais lui laisser champ libre sinon elle envahit tout, comme la mauvaise herbe. » En parlant de chose graves avec un langage raffiné, elle seule peut s’approcher de l’horreur sans dresser le mur de la peur. Et peindre sur le fil du rasoir, comme un acte de résistance contre les laideurs monde, de l’homme et du temps présent.

La peinture de Martinez l’intranquille est toujours une question de vie et de mort. Un condensé de philosophie, de rage et de rêve. Impossible de détourner le regard. elle nous assigne. Sa beauté nous happe et nous retient, ses formats géants nous englobent, son urgence nous cloue. Ses formes elliptiques réunissent un concentré d’observation et de réflexion complexes traduites dans un langage simple et épuré à l’extrême. Mélange d’évidence et de mystère. De gravité et de sérénité. D'inquiétude, d'indignation et d’apaisement.

Figurative ou abstraite ? Veine distinction! Sa concision est telle que la question de la reconnaissance littérale ne se pose même pas. Parfois un simple contour rappelle un visage sans traits dans le coin d’une toile abstraite. Ici, trois têtes géantes alignent leurs faces réduites à des empreintes digitales. Là c’est la silhouette d’une fleur qui se dessine, peut-être, et une série de d’épines ou de clous… Tantôt complice et tantôt plus distant des apparences, des signes et des symboles, mais toujours libre de sa vision et de son interprétation personnelles, c’est pour dire ce qu’il a à dire que le langage plastique s’invente, au fur et à mesure de ses désirs et de ses nécessités. Françoise Jaunin 2019 (extrait)

Entrée gratuite
Age conseillé
0 à 5 ans, 6 à 12 ans, Adolescents, Adultes, Seniors
Date de fin
31.05.2020
mer. 13 mai 2020
14:30

Galerie Numaga

salle 1
4, rue de l'Etang
2013 Colombier

Voir le programme complet

Horaires
du mercredi au dimanche de 14:30 à 18:30
Contact / Réservation
Numéro de Téléphone
+41 32 842 42 59

Dates

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