Liebestod

Du 15.03.2023
au 18.03.2023

Liebestod  raconte ainsi bien plus qu’une épopée de la tauromachie, le spectacle devient une offrande, « c’est l’œuvre d'une femme amoureuse, et mortelle. C’est aussi une immolation. »

N’entres point ici toi qui as peur, peut-on sans doute lire sur le fronton du théâtre d’Angélica Liddell. Car il existe un pays où l'amour, la rage et le désespoir ne font qu'un, insatiables et infernaux. Un territoire sans vulgarité, sans morale des demi-teintes, où la solitude, l'art et le sacré communient infiniment. La musique de Wagner et Juan Belmonte, torero légendaire, s’y rencontrent. Angélica Liddell, poète et actrice espagnole, les y rejoint dans un hymne théâtral solaire fait de chair et de sang, de cris et de couleurs, au nom de l'amour et de la beauté.

En faisant se rencontrer la figure du révolutionnaire torero andalou Juan Belmonte et la musique de Richard Wagner, Angélica Liddell donne voix aux origines de son théâtre, à ce qu’elle nomme

« une histoire du théâtre qui est l’histoire de mes racines et l’histoire de mes abîmes. »

Plus qu’un art, la tauromachie était pour Juan Belmonte un exercice spirituel, portant les émotions dans un espace infini, dans une éternité. C’est une recherche incessante de la beauté tragique qui est à l’œuvre dans Liebestod, une tentative de communiquer directement avec le sacré, aussi bien dans la pratique du torero que sur le plateau d’Angélica Liddell. « Je cherche l’instant sublime, la transfiguration, l’enthousiasme débordant, l’éclat et la lumière, ce transport lyrique qui a lieu quand on aime. »

Liebestod  raconte ainsi bien plus qu’une épopée de la tauromachie, le spectacle devient une offrande, « c’est l’œuvre d'une femme amoureuse, et mortelle. C’est aussi une immolation. »

Torero influent, Juan Belmonte naît à Séville en 1892, il est considéré comme un révolutionnaire de la corrida. Au lieu de reculer devant la charge du taureau à l’instar de ses contemporains, Juan Belmonte est le premier à attendre immobile, puis à tenter d’enchaîner les passes. Il est l’inventeur de nombreuses manœuvres. La légende raconte qu’il se tire une balle dans la tête en 1962 après un désarroi amoureux. Une autre raison pour son suicide chevaleresque serait le désespoir de ne plus pouvoir toréer.

Titre du final de l’opéra Tristan und Isolde  créé en 1865 par Richard Wagner, Liebestod signifie littéralement « mort d’amour. » Le compositeur met en musique sa propre réécriture poétique de la légende médiévale celtique. Le mot liebestod  se réfère au thème de l’érotisme de la mort ou de « l’amour à mort », invoquant l’idée que la consommation de l’amour du couple se fait dans la mort ou même après celle-ci.

Texte de la compagnie

Age conseillé
Adolescents, Adultes, Seniors
Date de fin
18.03.2023
Durée
120 minutes
De
Juan Belmonte
Réalisation
Angélica Liddell
Avec
Angélica Liddell Borja López Gumersindo Puche Palestina de los Reyes Patrice Le Rouzic Ezekiel Chibo et la participation de figurant·e·s
mer. 15 mars 2023
20:00

Théâtre de Vidy

Salle Charles Apothéloz
Av. E.-Jacques Dalcroze 5
1007 Lausanne

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Tarifs

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10.-*/15.-/20.-/25.-/30.-/40.- CHF

*Moins de 26 ans


Tarif suggéré pour ce spectacle 30.-

Numéro de Téléphone
+41 21 619 45 45

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