6 dessins animés à revoir pendant le confinement

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Apprécié par certains, redouté par d’autres, le confinement fait son grand retour en Suisse. Pour affronter cette période délicate, nous vous avons sélectionné six dessins animés qui vous replongeront dans votre enfance, loin de cette maudite crise sanitaire. 


Les théâtres ont pour la plupart tiré le rideau. Les portes des musées sont closes et aucune douce mélodie ne pourra réchauffer votre coeur en mal de divertissement car les concerts sont en grande majorité reportés. Le scénario catastrophe se répète. Vous revoilà coincés entre quatre murs, l’esprit rembrunit par un temps maussade. 

Pas de panique ! Tempslibre vous propose de redécouvrir six dessins animés culte à travers vos yeux d’adultes. Une expérience enrichissante au pays des souvenirs qui vous arrachera à coup sûr un sourire.


1) Le voyage de Chihiro (2001)

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La jeune Chihiro, 10 ans, se retrouve malgré-elle dans un univers parallèle où elle doit affronter la terrible sorcière Yubaba pour sauver ses parents. Avec l’aide du mystérieux Haku, la fillette apprend peu à peu les codes de ce monde fantastique mais effrayant. 

Véritable chef-d’oeuvre, « Le voyage de Chihiro » est loin du simple conte pour enfants. Subtile satire, ce dessin animé souligne les vices de notre société à travers des personnages parfois méprisables, souvent monstrueux. Parmi ceux-ci, nous retrouvons le Dieu putride symbolisant la pollution des océans et le Sans-Visage, triste allégorie de la société capitaliste où tout semble pouvoir s’acheter avec de l’argent. 


2) Princesse Mononoké (1997)

nom de l'imageImage : Studio Ghibli

Dans un XVe siècle hypothétique, l’homme - créature dévastatrice - dévisage une forêt autrefois protégée par des animaux géants. Chassé de son territoire, un sanglier perverti par le démon s’attaque au village voisin. Avant d’être emporté par la mort, il blesse et contamine le prince Ashitaka. Condamné, le prince part en quête du dieu-cerf pour lever la malédiction qui lui gangrène le bras. Au cours de ses pérégrinations, Ashitaka se retrouve au coeur d’une guerre de territoire entre les dieux de la forêt et les hommes. 

Ce classique est un hymne pour la protection de l’environnement. Hayao Miyazaki nous rappelle avec adresse que l’agonie de la nature entraîne nécessairement notre propre agonie. Cette vérité nous frappe en plein coeur alors que nous assistons impuissants à cette guerre loin d’être manichéenne. 


3) Le Bossu de Notre-Dame (1996)

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Rêveur, le sonneur de cloches Quasimodo souhaite découvrir le « monde d’en bas », ce monde qu’il observe avec envie alors qu’il vit reclus dans une des tours de la célèbre cathédrale. Défiant les recommandations de son belliqueux maître, Frollo, l’orphelin profite de la fête des fous pour se mêler au peuple. Il y fera la rencontre de l’injustice, de la misère et de la violence gratuite. Les vices de cette société frappent en plein coeur l’ingénu abasourdi. Aidé par une Bohémienne - Esmeralda -avec qui il tissera une amitié interdite, Quasimodo sera entraîné au coeur d’une intrigue politique et amoureuse sordide. 

Inspiré de l’oeuvre de Victor Hugo, « Notre-Dame de Paris », le classique de Disney aborde des thèmes sombres qui nous ont certainement échappé étant enfants. Entre religion, génocide et harcèlement sexuel, « Le Bossu de Notre-Dame » souligne des problèmes sociétaux profonds et malheureusement toujours d’actualité. 


4) Pocahontas, une légende indienne (1995)

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À bord d’un navire, des colons anglais font voile vers le « Nouveau Monde ». Des rêves plein la tête et l’esprit corrompu par des idées reçues, ils sont rapidement confrontés aux autochtones amérindiens. L’incompréhension et le choc des cultures vont engendrer une guerre que seule Pocahontas, une jeune femme intelligente et tolérante, est en mesure de faire avorter. 

Si Disney a choisi de prendre des libertés par rapport à la véritable histoire de Pocahontas, la compagnie américaine a malgré tout décidé d'aborder le thème sensible de la colonisation de l’Amérique. Des chansons aujourd'hui culte dépeignent les ravages de cette colonisation, du racisme et du manque de communication. 

5) Mulan (1998)

nom de l'imageImage : Tenorgif

Alors que les Huns sont aux portes de la Chine, Mulan s’engage dans l’armée pour prendre la place de son père infirme. Accompagnée de son fidèle destrier, Khan, et de son conseiller improvisé, le dragon Mushu, la jeune femme se démarque et devient l’un des meilleurs soldats de l’armée de Chine. 

Libérée du patriarcat oppressant, Mulan nous entraîne dans sa quête identitaire qui lui permet de trouver sa place dans la société mais surtout de redorer son estime d’elle-même. Ce classique au parfum féministe démontre qu’une femme est capable d’être aussi forte et déterminée qu’un homme, tandis que celui-ci n’est pas forcément dénué de sensibilité. Hommage à l’égalité homme-femme, « Mulan » est une oeuvre toujours d’actualité à revoir sans craindre de se lasser.  


6) Shrek (2001)

nom de l'imageImage : Courtesy Everett Collection

Le havre de paix de l’ogre Shrek, un marais sinistre et repoussant, est envahi par une bande de créatures magiques agaçantes. Ces dernières auraient été chassées de leurs terres par Lord Farquaad, un homme à la fois mégalomane et frustré. Pour recouvrer sa tranquillité adorée, Shrek fait un accord avec Farquaad : il libère pour lui la princesse Fiona en échange de quoi les créatures magiques quittent son marais.

Parodie hilarante des contes de fées classiques, « Shrek » surprend par sa spontanéité et sa dérision. La princesse en détresse se trouve être une experte en arts martiaux, le prince charmant n’est pas charmant du tout et le fidèle destrier est remplacé par un âne qui parle. Bourré d’Easter eggs, on retrouve notamment un Pinocchio rebelle, une Clochette boudeuse et les ours de Boucle d’Or qui finissent en carpette. 


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Auteure LSA

Créé le 04.11.2020 par Lauriane
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