Compositeurs de génie : ce que vous devez savoir sur eux

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Mozart, Beethoven, Chopin… Vous savez déjà tout d’eux ? Impossible ! Découvrez 6 anecdotes méconnues sur les plus grands compositeurs de musique classique. 


Compositeurs de génie, leurs pétillantes plumes ont donné vie aux plus belles mélodies de notre temps. Véritables monuments de la musique classique, on pense souvent à tort que l’histoire de ces artistes ne détient plus aucune part de mystère. Entre phobies incongrues, fêtes fastes et cécités découvrez 6 anecdotes qui entourent des virtuoses comme Mozart, Schubert ou encore Chopin. 


Mozart : un Don Giovanni au parfum de ponch

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Réputé pour sa vie faste et son attitude désinvolte, Mozart ne déroge pas à cette règle tacite lorsqu’il compose Don Giovanni

Assommé par les mondanités, il préfère noyer sa fatigue dans un ponch préparé par sa douce Clémence que de finir d’écrire son opéra, dont la première représentation a lieu le lendemain matin. 

Réveillé à l’aube par une prise de conscience nébuleuse, il compose l’ouverture de Don Giovanni alors que son esprit est encore endolori par l’alcool de la veille. Cet opéra est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands succès du prodige autrichien. 


Schubert : petite taille, grand génie 

Tout comme son confrère Mozart - qui mesure seulement 1m52 -, Schubert est réputé pour sa petite taille. En effet, il ne dépasse pas 1m56. Cette caractéristique lui a notamment permis d’échapper au service militaire qui le rebute. 

Trapu, bedonnant et affublé d’une masse de cheveux bruns et bouclés, il a tout du Hobbit décrit par Tolkien dans le Seigneur des Anneaux ! Sauf peut-être la facétie. Sérieux et solitaire, le compositeur laisse très rarement son rire résonner, bien qu’il soit d’une nature souriante. 


Chopin : cachez ce public que je ne saurais voir

«  Je ne suis pas propre à donner des concerts, moi que le public intimide. »

Paralysé par un trac insoutenable, le brillant pianiste tente d’échapper à la scène tout au long de sa carrière. D’ailleurs, son style subtile et doucereux s’acclimate parfaitement aux salons intimistes et chaleureux dans lesquels il se produit. 

Terriblement sédentaire, Chopin s’enracine à Paris où il donne des représentations presque privées, loin d’un public trop imposant qui pourrait l’intimider. Lors de rares occasions, l’artiste franco-polonais surmonte son handicapant trac et se produit en public, notamment à Varsovie, à Vienne et bien sûr à Paris.  


Gershwin : l’hyperactif touche-à-tout

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Les talents de Gershwin ne se limitent pas à la musique. Le compositeur américain brille également sur les pistes de danse. En parallèle de la musique et de la danse, il s’initie à la peinture et à la caricature où il excelle pour le déplaisir des envieux. 

Tout semble éveiller l’intérêt de Gershwin qui est incapable de se limiter à une unique activité. Comble de l’ironie, l’Américain touche-à-tout se révèle talentueux dans presque tout ce qu’il entreprend. De la musique à la peinture, de la danse à l’équitation, il s’essaie même à la boxe, un sport qu’il adopte avec un plaisir certain ! 



Bach & Haendel : un destin similaire

Les yeux rongés par la cataracte, Bach décide de faire appel aux services d’un médecin réputé, le chevalier John Taylor. La première opération est un échec cuisant, il réitère donc l’expérience quelques mois plus tard. Cette fois, le compositeur allemand perd définitivement la vue et succombe six mois plus tard, le corps et l’esprit trop ébranlés par les deux interventions du médecin malhabile. 

La réputation du chevalier John Taylor ne semble pourtant pas avoir été entachée, puisque Haendel, souffrant du même mal que Bach, passe sous le scalpel du Britannique. Le résultat de cette opération est identique à celui de son confrère allemand : Haendel se retrouve aveugle. Contrairement à Bach, Haendel ne tentera pas l’expérience une seconde fois et s’habituera à sa cécité. 



Beethoven : une surdité honteuse

À l’aube de ses trente ans, Beethoven est frappé par la surdité. Terrible punition, l’Allemand a longtemps cherché à masquer cette cécité qu’il trouve honteuse. 

Véritable génie ou terrible tête brûlée, Beethoven décide finalement d’ignorer son handicap et de continuer à composer des chefs-d’oeuvre qu’il n’aura jamais le plaisir d’entendre. 

Avec le temps, son mal empire. Déchiré entre la frustration et la tristesse, il songe au suicide avant de coucher ses états d’âme sur le papier. 

Le 7 mai 1824, le compositeur allemand bat une ultime fois le tempo pour un orchestre qu’il n’entend plus. La Neuvième Symphonie est un véritable succès et est acclamée par une standing ovation. La performance singulière de Beethoven marquera définitivement les esprits. 


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Auteure LSA

Créé le 19.11.2020 par Lauriane
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